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- novembre 30, 2025
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Annonce Officielle
« Annonce
Officielle : Affaire climatique historique portée
devant la Cour de Justice de la communauté de l’EAC : Conférence de Presse Alerte Congolaise pour
l’Environnement et les Droits de l’Homme et Notre Terre Sans Pétrole. L’Affaire
N° 47 of 2025 introduite par l’ACEDH conjointement avec deux acteurs
défenseurs locaux de l’environnement et leaders, membres de la communauté
locale des pêcheurs congolais à savoir WECI
WELE MOISE et KAMBASU KATSUVA MUKURA Josué, contre la République
Démocratique du Congo, République de l’Ouganda et le Secrétaire Général
de l’EAC »
Kinshasa, Arusha, le 26 novembre 2025 —
Un tournant majeur dans la lutte pour la justice climatique en Afrique de l’Est
vient d’être franchi. L’Affaire N°47 of 2025 a officiellement été introduite à
la Cour de Justice de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) contre la République
Démocratique du Congo (RDC), l’Ouganda et l’EAC elle-même.
Portée par l’ACEDH (Alerte Congolaise
pour l’Environnement et les Droits de l’Homme) et Notre Terre Sans Pétrole,
cette plainte vise à dénoncer les violations environnementales et les atteintes
aux droits humains causées par les projets pétroliers dans la région du Rift
Albertin. Ces activités, menées sans consultation adéquate des communautés
locales ni respect des engagements climatiques régionaux, mettent gravement en
péril les écosystèmes sensibles du Bassin du Congo.
Une démarche inédite en matière de
contentieux climatique régional
Ce communiqué dénonce l’inaction de
l’État congolais face aux impacts environnementaux du projet pétrolier dans le
Rift Albertin. Il souligne :
- L’absence de garanties juridiques et
d’informations accessibles pour les populations concernées.
- Les menaces graves pour les
écosystèmes, comme le Parc des Virunga et les lacs Albert et Édouard.
- Une demande claire à la Cour de
Justice de l’EAC : arrêt immédiat des activités polluantes, audit
environnemental indépendant, et réparation des préjudices.
L’ACEDH et ses partenaires réaffirment
leur engagement pour la justice environnementale et appellent à des mesures de
protection pour les plaignants et témoins.
L’affaire s’appuie sur les traités
environnementaux ratifiés par les pays membres de l’EAC, ainsi que sur les
normes internationales relatives aux droits de l’homme, à la protection de
l’environnement et à la participation citoyenne.
En initiant cette procédure, les
organisations requérantes entendent rappeler que la croissance économique ne
peut se faire au détriment de l’environnement, des droits des peuples
autochtones, ni sans responsabilité climatique.
Une mobilisation citoyenne et juridique
en marche
Ce procès pourrait créer un précédent
juridique important pour toute la région, renforçant la voix des communautés
affectées et des défenseurs de l’environnement. Il marque également une montée
en puissance de la société civile dans les débats sur la transition énergétique
et la gouvernance des ressources naturelles.

