Annonce Officielle

« Annonce Officielle : Affaire climatique historique portée devant la Cour de Justice de la communauté de l’EAC :  Conférence de Presse Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme et Notre Terre Sans Pétrole. L’Affaire N° 47 of 2025 introduite par l’ACEDH conjointement avec deux acteurs défenseurs locaux de l’environnement et leaders, membres de la communauté locale des pêcheurs congolais à savoir WECI WELE MOISE et KAMBASU KATSUVA MUKURA Josué, contre la République Démocratique du Congo, République de l’Ouganda et le Secrétaire Général de l’EAC »

Kinshasa, Arusha, le 26 novembre 2025 — Un tournant majeur dans la lutte pour la justice climatique en Afrique de l’Est vient d’être franchi. L’Affaire N°47 of 2025 a officiellement été introduite à la Cour de Justice de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) contre la République Démocratique du Congo (RDC), l’Ouganda et l’EAC elle-même.

Portée par l’ACEDH (Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme) et Notre Terre Sans Pétrole, cette plainte vise à dénoncer les violations environnementales et les atteintes aux droits humains causées par les projets pétroliers dans la région du Rift Albertin. Ces activités, menées sans consultation adéquate des communautés locales ni respect des engagements climatiques régionaux, mettent gravement en péril les écosystèmes sensibles du Bassin du Congo.

Une démarche inédite en matière de contentieux climatique régional

Ce communiqué dénonce l’inaction de l’État congolais face aux impacts environnementaux du projet pétrolier dans le Rift Albertin. Il souligne :

- L’absence de garanties juridiques et d’informations accessibles pour les populations concernées.

- Les menaces graves pour les écosystèmes, comme le Parc des Virunga et les lacs Albert et Édouard.

- Une demande claire à la Cour de Justice de l’EAC : arrêt immédiat des activités polluantes, audit environnemental indépendant, et réparation des préjudices.

L’ACEDH et ses partenaires réaffirment leur engagement pour la justice environnementale et appellent à des mesures de protection pour les plaignants et témoins.

L’affaire s’appuie sur les traités environnementaux ratifiés par les pays membres de l’EAC, ainsi que sur les normes internationales relatives aux droits de l’homme, à la protection de l’environnement et à la participation citoyenne.

En initiant cette procédure, les organisations requérantes entendent rappeler que la croissance économique ne peut se faire au détriment de l’environnement, des droits des peuples autochtones, ni sans responsabilité climatique.

Une mobilisation citoyenne et juridique en marche

Ce procès pourrait créer un précédent juridique important pour toute la région, renforçant la voix des communautés affectées et des défenseurs de l’environnement. Il marque également une montée en puissance de la société civile dans les débats sur la transition énergétique et la gouvernance des ressources naturelles.